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A voir ce que l'école exige aujourdhui de nos fils, je me demande combien de pères seraint capables dêtre des enfants. [Paul Morand]


A l'intention des collègues :

  • Les collègues qui consultent les pages de ce site sont priés de nous faire part des remarques qu'ils jugeront utiles pour mieux illustrer, expliciter voire corriger les contenus postés.
  • Au cas où certains "liens morts" pointeraient encore sur des pages, il serait aimable de nous les signaler.
  • Nous nous excusons auprès de nos visiteurs de ne pouvoir répondre à tous leurs besoins. En revanche, nous partageons nos diverses ressources avec nos amis internautes en rappelant que les travaux mis en ligne ne sauraient être pris comme modèles car un bon professeur, à notre avis, est celui / celle qui adapte son enseignement aux attentes (besoins) de ses apprenants  et leur sert de "guide" pour l'acquisition des compétences planifiées.

Note aux utilisateurs du site :

Un FORUM interactif consacré à l'enseignement du français au lycée

en Algérie est  en ligne.

VOUS ETES PARTISAN DU PARTAGE DE RESSOURCES? INSCRIVEZ-VOUS Y.

 http://francais-dz.clicforum.fr/index.php

Voilà une expérience à faire ou à visionner en classe de 2 AS. En effet, il s'agit là d'un support multimédia éventuel pour la séquence "démontrer, prouver un fait".

Chanson dédiée à nos amis (es) professeurs qui partent en retraite cette année et à tous ceux/celles qui ont quitté nos lycées après  avoir imprimé à tout jamais la passion de la réussite dans les coeurs de leurs élèves.

LA NOTION DE COMPETENCE
Définitions :
• "Aptitude à mettre en œuvre un ensemble organisé de savoirs, de savoir-faire et d'attitudes permettant d'accomplir un certain nombre de tâches" (Décret du 24 juillet 1997 indiquant les missions de l'école pour la Belgique francophone).
• "Savoir-agir complexe fondé sur la mobilisation et l'utilisation efficaces d'un ensemble de ressources" (Programme de formation de l'école québécoise, 2000).

• « C'est être capable de mobiliser ses acquis dans des tâches et des situations complexes ». Le Socle commun des connaissances et des compétences (France, 2006)

• "Le fait de savoir accomplir une tâche". ( Rey,1996)

• Une compétence est la possibilité, pour un individu de mobiliser de manière intériorisée un ensemble intégré de ressources en vue de résoudre une famille de situations problèmes.

DE KETELE insiste sur le fait de :
• Préciser la famille de situations dans les quelles doit s 'exercer la compétence;
• Délimiter les capacités et les contenus à mobiliser;
• Les décliner en objectifs spécifiques.

Selon S. MOIRAND
La compétence de communication comporte quatre composantes.
1. la composante linguistique
2. la composante discursive ou textuelle
3. la composante référentielle
4. la composante socioculturelle

Approche traditionnelle Approche par les compétences
Rôle de l'enseignant : central
-transmetteur de la connaissance.
-sauveur de l'élève en difficulté
Rôle de l'élève : secondaire
-récepteur de connaissances
Rôle de l'enseignant : instrumental
- guide dans les apprentissages de l'élève.
- observateur de la façon dont l'élève apprend
- créateur de situations pédagogiques suscitant la curiosité, le goût de la découverte, la réflexion .
Rôle de l'élève : principal
- constructeur de sa connaissance pour atteindre les compétences

Cette approche
-fait appel à des objectifs généraux, intermédiaires et spécifiques.
-est centrée sur le contenu.

Cette approche
-fait appel à des objectifs terminaux.
-est axée sur des activités d'apprentissage.

« Critérier l’évaluation, c’est permettre à l’élève de savoir précisément ce qu’il sait faire et ce qu’il ne sait pas faire … précisément et en termes opérationnels : il ne s’agira pas d’expliquer à un élève qu’il ne sait pas faire une dissertation française, mais de lui dire où il en est dans le domaine du plan, des exemples, de l’introduction, des transitions, du style… Une fois ce repérage effectué, l’on peut mettre en place les remédiations nécessaires et regrouper alors les élèves en fonction des reprises ou des entraînements qui leur seront nécessaires. »

                                      Philippe Meirieu : l’évaluation en question

Lorsque les étudiants arrivent à l’Université, ce ne sont pas tant les savoirs, qui leur font défaut, que des compétences de haut niveau : lire vite, prendre des notes utilisables, voire communicables ; dégager les idées essentielles et la structure d’un texte ; construire une carte conceptuelle ; établir et retrouver des références ; formuler des observations ou des hypothèses ; rédiger une synthèse, une fiche ou un résumé adaptés à une fonction précise ; organiser son travail, coopérer, gérer sa documentation, mener un débat, construire un exposé efficace, ou tout simplement (?) apprendre, identifier ses erreurs, ses doutes, ses tics, ses limites, ses incompréhensions, pour y travailler.

Philippe Perrenoud

L'approche par compétences : qu'est-ce que cela change ?

Approche centrée sur l'acquisition de compétences Approche centrée sur l'acquisition de contenus
Au niveau du programme d'études

Le choix des cours et des contenus essentiels est fait en fonction des compétences à acquérir.

Les situations professionnelles servent de base au choix des contenus.

L'accent est placé sur l'acquisition de compétences précises chez les étudiants.

Le choix des cours contenus et des cours est fait en fonction des disciplines.

Les savoirs disciplinaires servent uniquement au choix des contenus.

L'accent est placé sur l'acquisition de savoirs disciplinaires.

Au niveau du rôle de l'enseignant
L'enseignant est un facilitateur des apprentissages. Son action est centrée sur :
• le processus d'apprentissage
• la planification des contenus en fonction de la compétence à acquérir
• l'organisation d'un environnement qui facilite l'apprentissage
• l'évaluation de l'atteinte de la compétence

L'enseignant est "expert" en contenus. Son action cible :

• la couverture des contenus
• la planification des cours en fonction de l'acquisition des contenus

• l'organisation de l'enseignement
• l'évaluation de connaissances

Au niveau du rôle des étudiants
L'étudiant est vu comme :
• ayant des connaissances et expériences antérieures qui ont une influence sur l'apprentissage.
• étant actif dans l'apprentissage.
• étant responsable de la prise en charge de son apprentissage.

• Les connaissances et expériences antérieures de l'étudiant ne sont pas prises en compte dans l'apprentissage.
• L'étudiant est plutôt passif, à l'écoute.
• L'étudiant dépend de l'enseignant pour son apprentissage.

 

Au niveau de l'évaluation des apprentissages

• Évaluation centrée sur de l'atteinte des compétences se basant sur des performances et des comportements attendus.

• Recours fréquent à l'évaluation formative pour soutenir l'acquisition des compétences.
• L'évaluation fait partie de l'apprentissage.

• Évaluation centrée sur l'acquisition de connaissances.
• Peu ou pas de recours à l'évaluation formative.
• L'évaluation se fait à la fin de l'apprentissage et dans une visée de classement.
Au niveau de l'apprentissage

• Le savoir se construit au fur et à mesure de l'acquisition de la compétence.

• La compétence s'acquiert globalement et non de façon morcelée. On place les étudiants dans des contextes où la compétence sera démontrée, moins complexes au début , plus complexes en fin d'acquisition de la compétence.

• Le savoir est intimement associé à la compétence et au contexte de la mise en œuvre de la compétence, ce qui lui donne un sens pour l'apprentissage.

• La compétence est vue comme un système et n'existe pas en dehors des contextes dans lesquels elle est mobilisée.

 

• L'application et le transfert des apprentissages commencent dans la classe.

• L'acquisition de la compétence se fait suite à plusieurs applications dans des contextes différents.


• On place les étudiants dans des situations authentiques pour faire acquérir la compétence.

• L'acquisition de connaissances est préalable au développement de la compétence.
• L'acquisition des savoirs est morcelée et procède du savoir simple au savoir complexe.

 


• Les savoirs sont présentés comme s'ils existaient en dehors de tout contexte. Ils ont souvent peu de sens pour les élèves.


• Un étudiant peut parler théoriquement d'un sujet à l'examen, mais cela ne garantit pas sa capacité d'utiliser ses connaissances pour agir dans une situation ou un problème à résoudre.

• L'application et le transfert des apprentissages sont remis à plus tard.


• La compétence est considérée comme l'association par l'étudiant de plusieurs connaissances dans des situations.


• Les savoirs sont décontextualisés et acquis soit par mémorisation ou à l'aide d'exercices simples de rappel des connaissances telles qu'elles ont été enseignées. Il n'y a pas de traitement des connaissances par l'étudiant.

Références : Tardif, Jacques

« Il faut évaluer sans cesse pour savoir où l'on en est, mais se servir de l'évaluation avant tout comme outil de régulation des apprentissages et des parcours. Ce n'est donc pas l'évaluation qu'il faut mettre en cause, mais son usage comme outil de sélection précoce. »

Philippe Perrenoud

 Proverbe chinois :

"J’entends et j’oublie,je vois et je me rappelle, je fais et je comprends."

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 "J'ai toujours près de moi six fidèles amis.C'est à eux que je dois tout ce que j'ai appris. Leurs noms sont : Quand, Où, Quoi, Comment, Pourquoi et Qui." (Rudyard Kipling)

De la faisabilité du programme de 3AS

Le programme serait dans l'ensemble faisable si les apprenants avaient le profil, si les classes étaient moins bondées, si la formation des enseignants se faisait effective et efficace et non en séminaires pédagogiques souvent centrés sur ce qui ne représente guère les préoccupations véritables.

Ainsi, en matière de techniques d'expression écrite, nous sommes, aujourd'hui, plus royalistes que le roi, et nous sommes passés du résumé de texte que les candidats au baccalauréat de l'époque ne réussissaient guère au compte-rendu objectif qui est, il est vrai, utile pour de futurs universitaires. La production d'un C.R.O.ne serait pas très difficile si le personnel enseignant pratiquait un tant soit peu la dite technique de la même façon. En vérité, il n'en est rien et chacun navigue à vue!

Quand il s'agit du compte-rendu critique pour les classes de langues, il faut avouer que loin s’en faut que ce soit à la portée de tout le monde (apprenants et enseignants compris) car pour des élèves qui savent à peine lire, rendre compte de l’essentiel de ce qui est dit dans le texte présuppose  l’aptitude à l’analyse pertinente qui dépend de l’acquisition d’outils variés : syntaxiques, , lexicologiques,  et approches méthodologiques   des textes. Or, les lacunes constatées à tous ces niveaux restent insurmontables. Quant à la critique interne et externe des textes, elle est, il faut le dire, superficielle au point de devenir des clichés que les élèves reconduisent dans chaque texte sans trop de discernement.

Ainsi, le constat n’est pas brillant. Pourquoi alors personne ne fait rien pour pallier et remédier à cet état des choses sues et tues par tout le monde ?

Et on viendra après ça vous dire que l’apprenant est censé apprendre à voler de ses propres ailes !! et construire son savoir !! Quelle mystification !! Seul l’élève ayant bénéficié d’un bon suivi aux cycles primaire et moyen peut se retrouver dans ce système quand l’enseignant ne fait pas défaut.

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Copyright © Français au lycée dz - février / mars 2010