plagiat

La médiocrité, une mode

La reprise des mêmes devoirs devient une mode. Tout le monde y souscrit sans retenue : professeurs stagiaires en mal de formation, en prise pour la plupart avec un stress aigu de CAPES, enseignants de carrière, partisans du moindre effort, ayant trouvé dans le cyberespace une source de documentation  intarissable, à portée de doigts (il suffit de pianoter sur son clavier pour produire l'incantation qui ouvre la caverne … au plagiat).

L'argument d'autorité des uns et des autres : "WALFA KHIR MAN TALFA".

Les apprenants pour leur part, ont aussi découvert le pot aux roses. Bien avant que le calendrier des examens ne soit affiché dans les établissements, ils téléchargent, après avoir fait le tour des sites consacrés à l'enseignement du français, sujets et corrigés et font des pronostics voire des paris que tel sujet sera tel jour sur leurs tables. Très souvent, ils ne se trompent point sauf peut-être que le sujet prévu à légèrement été retouché pour la circonstance. C'est peinard! Et chacun y trouve son compte.

Bien sûr, les sujets de français ne sont cités qu'à titre d'exemple. Toutes les matières sont concernées. La pandémie n'en a épargné aucune.

L'engouement pour les  T.I.C. a ses revers, dira-t-on, pour vouloir défendre l'injustifiable : la "médiocrité".