POURQUOI COMMUNIQUER ?

# 03/05/2010 à 23:46 L'Ancien

Premier but: nous communiquons pour découvrir qui nous sommes et apprendre à nous connaître davantage. Nous communiquons pour essayer de savoir comment nous devrions être en relation avec les autres. Plusieurs auteurs ont exprimé, au sujet de la communication, l'idée que nous sommes au départ la personne la plus importante de notre communication interpersonnelle. L'auteur américain Wendell Johnson a bien traduit cette idée lorsqu'il a intitulé un de ses livres Your Most Enchanted Listener . Au fond, le premier message ici est que nous sommes - et devons l'être sans gêne - la première personne sur qui concentrer notre communication.

Deuxième but: nous communiquons pour connaître le monde qui nous entoure. Si nous pouvons découvrir le monde tel qu'il est maintenant, tel qu'il a été et tel qu'il peut devenir, c'est parce que, comme humain, nous possédons l'habileté d'utiliser des symboles, principalement le langage, pour communiquer. La communication nous sert non seulement pour maîtriser les événements et les idées (événement aussi banal que de demander un verre d'eau au restaurant, ou discussion complexe portant sur le terrorisme international), mais elle nous permet également de connaître des événements et des modes de pensée qui remontent à l'Antiquité ou qui ont cours à l'autre bout de la planète. Lors d'un voyage, lorsque nous réalisons un travail académique ou lorsque nous discutons de mode vestimentaire avec des amis, nous apprenons à découvrir le monde.

Troisième but: nous communiquons pour partager ce monde avec celui des autres. Lorsque nous avons dit précédemment que nous sommes la personne la plus importante de notre communication, cela impliquait que nous recevons de l'information sur nous de la part des autres. Lorsque nous établissons un lien avec notre famille, avec des amis ou avec un groupe de personnes, nous cherchons à établir et maintenir un contact avec les autres, nous désirons donc être reconnu, aimer et être aimé. Ces relations humaines deviennent très importantes lorsque nous montrons aux autres de l'intérêt, de l'affection, et que nous leur permettons de nous parler d'eux-mêmes. Plusieurs métiers et professions visent d'ailleurs un partage avec les autres. Professeurs, infirmiers, avocats, travailleurs sociaux, toutes ces personnes et tant d'autres se vouent à la création de meilleures communications avec leurs clients, leurs patients, leurs étudiants, tout en se penchant sur leurs propres besoins.

Quatrième but: nous communiquons pour persuader ou influencer les autres. Lorsque nous essayons de convaincre un ami de nous accompagner au cinéma alors qu'il doit étudier, lorsqu'un ministre fait la promotion d'un nouvel accord politique avec un autre pays, la communication est, bien sûr, au coeur de ces démarches. Voici un autre exemple. Votre enfance a peut-être été caractérisée dans un premier temps par un certain nombre d'ordres que vous avez reçus («fais ceci, ne fais pas ça»), et ce n'est que graduellement que ce mode de communication autoritaire, basé sur le pouvoir, a fait place à la persuasion et l'influence. En fait, que ce soit un patron ou un père ou une mère, en tant qu'autorité, ceux-ci non seulement ont le pouvoir de diriger les autres, mais ils obtiennent et maintiennent cette autorité en communiquant aux autres ce qui se passera s'îls ne se comportent pas de la façon demandée. La communication concernant les récompenses et les sanctions peut donc être un des éléments majeurs qui accompagnent le pouvoir, et l'indispensable outil pour diriger les gens dans une voie précise. Professeurs, administrateurs, parents, politiciens, vendeurs et chefs religieux sont en quelque sorte ceux et celles dont, régulièrement, la communication a pour but d'influencer et de changer nos comportements et nos croyances.

Cinquième but: nous communiquons pour nous amuser, pour nous détendre et pour nous distraire des autres formes de communication énumérées ci-dessus. Plusieurs de nos échanges, comme plusieurs de nos conversations, bien qu'ils aient le pouvoir de nous influencer et d'influencer les autres, ont avant tout pour but de nous divertir et de nous détendre. Les concerts, spectacles et films auxquels nous assistons peuvent poursuivre différents buts, mais souvent ils sont là pour nous éloigner de nos préoccupations quotidiennes. «Que faites-vous pour vous détendre?» demande-t-on souvent aux gens très occupés. Leurs réponses vont des activités physiques («Jejoue au tennis», «Je fais de la natation», «Je fais du jogging») aux activités intellectuelles («Je lis», «Je voyage», «Je vais à des concerts») et impliquent la plupart du temps une dimension communicative. Assister à un événement sportif ou entrer en compétition avec d'autres, avoir un passe-temps seul ou en groupe, voilà autant d'activités de plaisir basées sur une certaine forme d'interaction et de communication.


Source : inconnue


ET VOUS, QUELS OBJECTIFS ASSIGNEZ-VOUS A L'ACTION DE COMMUNIQUER ?

# 26/11/2012 à 00:08 ouafae

bonsoir

# 08/12/2014 à 21:46 Chaâbane

Se préparer à une conversation

« La communication claire repose en partie sur une bonne préparation », avoue Antoinette. À cette fin, vous devez :

Penser clairement (avant de commencer à parler) à ce que vous voulez vraiment dire. Vous devrez peut-être désencombrer votre esprit.
Rendre l’information la plus facile à comprendre possible au moment de la transmettre – n’utilisez pas de jargon ou de joual, car ce langage pourrait porter à confusion.
Savoir avec qui vous communiquez, et anticiper et éliminer le plus d’obstacles possible pour clarifier la communication, notamment vos idées préconçues de la réaction de votre interlocuteur, des obstacles physiques comme des bruits forts, un lieu inapproprié (trop de monde) ou tout ce qui pourrait vous empêcher de bien articuler.

Établir un climat favorable à la conversation

Vous pouvez établir un climat favorable en sachant clairement quelles sont vos intentions :

Songez au résultat désiré et aux compromis que vous êtes prêt à faire afin de veiller à ce que les résultats soient positifs tant pour vous que pour votre interlocuteur.
Engagez la conversation en affichant une attitude positive et tentez de créer une expérience positive pour votre interlocuteur. Cela signifie respecter l’autre personne afin qu’elle ne se sente pas menacée et vous respecter vous-même en vous défendant si vous estimez que certaines limites ont été dépassées.
Prévoyez des solutions possibles au lieu de vous plaindre d’une situation. Il en découlera une situation gagnant-gagnant, et tous auront le sentiment d’avoir accompli quelque chose.
Gardez les voies de communication et l’esprit ouverts, puisque ce sont deux critères essentiels au maintien d’un état d’esprit positif et qu’ils permettent de transformer les obstacles en occasions, les écueils en marchepieds et les problèmes en occasions de création.

Pratiquer l’écoute active

Le manque d’écoute constitue un obstacle majeur à la communication efficace. La plupart d’entre nous préférons parler plutôt qu’écouter et lorsque nous écoutons, nous ne le faisons pas très bien. « Écouter efficacement est un processus actif, explique Antoinette, contrairement à entendre, qui est une activité passive. » Elle ajoute que la différence est la même que celle qui existe entre assister à un concert où l’on se concentre sur la musique, et seulement entendre de la musique de fond en faisant autre chose.

Pour faire de l’écoute active, vous devez :

Cesser de parler.
Participer activement à la réception d’information d’autrui – cessez de parler et de réfléchir à ce que vous allez dire ensuite. Écoutez réellement.
Prendre acte activement de ce que vos interlocuteurs disent en hochant la tête et en faisant quelques interjections, telles que :
« Je vois... »
« Si je comprends bien, vous êtes en train
de dire que… »
« Pour ainsi dire… »
Poser des questions pour aider à clarifier l’information.
Garder l’esprit ouvert pour voir les choses du point de vue de votre interlocuteur, même si vous n’êtes pas d’accord avec lui.

Obstacles à éviter

« Outre une mauvaise écoute, il existe de nombreux autres obstacles pouvant empêcher une communication efficace, de dire Antoinette. Faites votre possible pour résoudre ces problèmes communs : »

Interruptions — Ce qui importe dans la communication, c’est la qualité, et non la quantité. Concentrez-vous sur la conversation et ne tenez pas compte des autres bruits, des téléphones cellulaires et des ordinateurs.
Présomptions et conclusions hâtives — Par exemple, ne vous attendez pas à ce que les gens devinent vos pensées, et ne laissez pas les préjugés nuire à votre jugement ou à vos perceptions.
Interférence émotionnelle — Il peut s’agir d’un manque de confiance en soi, ou encore de peurs, de méfiance ou de colère découlant d’expériences passées.

Autres obstacles à éviter

Les problèmes liés à la culture et à la langue.
Les luttes de pouvoir.
L’excès d’information — Trop d’information peut embrouiller les choses.
Le stress, ainsi que l’épuisement, la confusion et l’irritabilité connexes.
Le manque d’information — Mal connaître le sujet ou ne pas trop savoir ce que vous voulez dire.

Faire preuve d’assurance

« L’assurance, confie Antoinette, est l’une des plus importantes habiletés liées à la communication et elle est étroitement liée à l’estime de soi. »

Faire preuve d’assurance ne signifie pas être agressif ou querelleur, mais plutôt définir clairement vos besoins et comprendre ceux des autres. « Au fond, c’est savoir établir et défendre ses limites personnelles et celles des autres », souligne Antoinette.

Selon Antoinette, pour communiquer avec assurance, un message clair doit comprendre trois éléments : « Je pense, je sens, et je veux ». Elle suggère d’utiliser ces éléments pour vous exprimer :

« Je pense… » – énoncer les faits qui selon vous constituent l’enjeu.
« Je sens… » – exprimer vos sentiments et vos perceptions relativement à ce qui se passe.
« Je veux… » – indiquer de quelle manière vous pensez que la question serait la mieux résolue pour tout le monde.
Vous devez également surveiller votre langage corporel de manière à ne pas paraître nerveux, hostile ou indifférent.

Une interaction réussie

Alors, comment savoir si vous communiquez efficacement? Posez-vous les questions suivantes :

Mon message a-t-il été reçu comme je le désirais?
Avons-nous trouvé un terrain d’entente?
Le problème a-t-il été résolu?
Ai-je atteint mon objectif?
« En fin de compte, conclut Antoinette, mieux vous vous connaîtrez, plus ce sera facile de vous exprimer. Par conséquent, vous améliorerez votre capacité à communiquer tout en atteignant vos objectifs et en réussissant mieux. »

# 08/12/2014 à 21:47 Chaâbane

Répondre à ce message

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×