Hymne à la terre

# 22/04/2010 à 19:39 L'Ancien

Je te salue, ô Terre, ô Terre porte-grains,
Porte-or, porte-santé, porte-habits, porte-humains,
Porte-fruicts, porte-tours, alme, belle, immobile,
Patiente, diverse, odorante, fertile,
Vestue d'un manteau tout damassé de fleurs
Passementé de flots, bigarré de couleurs.
Je te salue, ô coeur, racine, baze ronde,
Pied du grand animal qu'on appelle le Monde,
Chaste espouse, du Ciel, asseuré fondement
Des estages divers d'un si grand bastiment.
Je te salue, ô soeur, mere, nourrice, hostesse
Du Roy des animaux. Tout, ô grande princesse,
Vit en faveur de toy. Tant de cieux tournoyans
Portent pour t'esclairer leurs astres flamboyans ;
Le feu pour t'eschauffer sur les flotantes nues
Tient ses pures ardeurs en arcade estendues ;
L'air pour te refreschir se plait d'estre secoux
Or' d'un aspre Borée, or' d'un Zephyre doux ;
L'eau, pour te destremper, de mers, fleuves, fonteines
Entrelasse ton corps tout ainsi que de veines


Guillaume Salluste Du Bartas (1544-1590)

# 22/04/2010 à 20:12 Le Poète - 5

Hymne à la terre



Elle est la terre, elle est la plaine, elle est le champ.

Elle est chère à tous ceux qui sèment en marchant ;

Elle offre un lit de mousse au pâtre ;

Frileuse, elle se chauffe au soleil éternel,

Rit, et fait cercle avec les planètes du ciel

Comme des soeurs autour de l’âtre.




Elle aime le rayon propice aux blés mouvants,

Et l’assainissement formidable des vents,

Et les souffles, qui sont des lyres,

Et l’éclair, front vivant qui, lorsqu’il brille et fuit,

Tout ensemble épouvante et rassure la nuit

A force d’effrayants sourires.


V. Hugo

# 22/04/2010 à 20:24 Français au lycée dz

Hymne à la Terre



Terre refuge d’antan d’Adam
Abri précaire de ses descendants
Planète foisonnante de vie
Rieuse jusque dans les pires tourments

Tu es mon asile, mon luxe
Mon loisir et ma quiétude
Je suis parce que toi tu es
Si tu n’es plus, que deviendrai-je ?

Tes prairies, tes montagnes,
Tes océans et tes entrailles,
Ta verdure ou ta sécheresse,
Tout de toi me tient à cœur.

Je m’en veux de te ruiner
Car tout en toi est précieux
Ma terre, ma mère, ma planète verte
Je fais serment de te défendre ...

Contre la futilité humaine
Contre tous les excès
Contre tous les suicidaires
Car la vie doit triompher!


Français au lycée dz

# 23/04/2010 à 11:27 ryma



La terre est bleue comme une orange...

La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.

Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.


Paul ELUARD, L'Amour la poésie (1929)


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