LE TEXTE ARGUMENTATIF : fiche mémo

# 29/06/2010 à 11:30 ryma

I THESE ET ARGUMENTS
On appelle texte argumentatif un texte qui défend une position . L’argumentation repose sur l’affirmation de cette position , qu’on appelle la thèse . Le défenseur de la thèse tente de faire adhérer ses destinataires à son point de vue au moyen d’arguments .

II DEMONTRER ,CONVAINCRE , PERSUADER
Démontrer , c’est prouver la vérité d’une thèse , sans avoir besoin de faire adhérer le destinataire .
Convaincre , c’est rallier les destinataires à une thèse en la faisant admettre par un cheminement rationnel .
Si l’on prend d’abord en considération l’attente , les émotions des destinataires en usant de procédés susceptibles de les toucher , on cherche plutôt à les persuader .

A ) Convaincre par la logique interne de la thèse

L’argumentation ne procède pas par la réfutation directe et ouverte de la thèse adverse ; elle cherche à convaincre par sa propre cohérence . Elle s’appuie alors sur le recours au raisonnement inductif ou déductif , à l’analogie ou à l’expérience .

Convaincre par le raisonnement inductif et le raisonnement déductif :
L’argumentation peut obéir à deux types de raisonnements qui assurent le passage du général au particulier ou du particulier au général :

Le raisonnement inductif : on part de faits particuliers pour aboutir à une conclusion générale , on remonte de l’exemple à la loi générale , de la conséquence à la cause .

Le raisonnement déductif : on part d’un énoncé général pour prouver un fait particulier , on passe de la loi à l’exemple , de la cause à la conséquence . Une des formes de la déduction est le syllogisme , qui part souvent du général pour conclure sur le particulier .

Les hommes sont mortels .
Or Socrate est un homme .
Donc Socrate est mortel .

Convaincre par l’analogie

L’analogie consiste à établir une thèse en rapprochant deux notions différentes pour montrer qu’elles sont du même ordre . La fable ou le conte philosophique reposent sur l’analogie : des personnages fictifs sont confrontés à une question d’ordre social , moral ou métaphysique que les hommes se posent . Le lecteur fait le rapprochement entre l’univers fictif présenté dans l’œuvre et le monde réel et reprend à son compte le questionnement .
Convaincre par le recours à l’expérience

L’expérience fournit des exemples concrets , susceptibles de soutenir la thèse abstraite qu’on défend .

B ) Convaincre en réfutant la thèse adverse
De façon explicite ou implicite , le texte argumentatif s’organise autour de deux thèses , la thèse que le texte défend , et celle qu’il refute . Les marques du jugement , les adverbes, les adjectifs qualificatifs et les oppositions de mots de vocabulaire permettent de différencier les thèses en présence .
La défense de la thèse prend diverses formes .

Le dialogue permet de confronter les deux thèses en présence , les arguments de celui qui parle (l’énonciateur ) et les contre – arguments de l’adversaire .

Une autre attitude consiste à entrer dans le raisonnement de l’adversaire afin d’invalider ses arguments : tel est le but de la réfutation . On peut aussi intégrer dans le raisonnement un argument adverse pour mieux dépasser cet argument : c’est ce qu’on nomme la concession .

L’énonciateur peut aussi chercher à montrer que la thèse adverse n’est pas défendable en la dépréciant ou en la ridiculisant . On peut même s’en prendre directement à la personne qui soutient la thèse adverse . C’est l’argument ad hominem qui entend discréditer l’adversaire en s’attaquant à sa personne ( son aspect physique , son caractère, ses origines sociales ou raciales , un fait de sa vie privée ).

Un même énonciateur peut enfin peser le poids respectif d’une position et de la position opposée avant de se déterminer : c’est le propre de la délibération . Le genre souple de l’essai , qui met à l’épreuve la réflexion , permet aussi de peser le pour et le contre .

C Convaincre ou persuader par la relation qu’on établit avec l’auditoire

Convaincre par l’usage de références partagées et reconnues
C’est ce qu’on nomme l’argument d’autorité , citation d’une parole issue d’une origine incontestée dans un domaine particulier : la littérature , la philosophie , les sciences …

Persuader par l’appel à l’émotion ou à la sympathie
Celui qui parle cherche à emporter l’adhésion du destinataire en agissant sur sa sensibilité . C’est pourquoi il l’interpelle en usant de l’apostrophe . Soit il établit une connivence avec le destinataire par le biais de repères partagés , soit il peut susciter l’émotion en usant d’un registre pathétique .
Les figures d’analogie ( comparaison , métaphore , allégorie ), les figures d’amplification ( hyperbole , gradation ), les figures d’opposition ( antithèse , paradoxe ) et toutes les formes de répétition ( anaphore) sont au service de l’éloquence .

Persuader par le recours à l’implicite

On appelle l’implicite ce qui n’est pas exprimé dans le discours mais qui s’y trouve suggéré : c’est un moyen d’établir un accord avec le destinataire et de lui signifier aussi parfois autre chose que ce qu’on lui dit ouvertement .
On distingue , dans l’implicite , le sous – entendu et le présupposé .

Le sous – entendu n’est pas véritablement inscrit dans l’énoncé . << Il est huit heures >> peut sous – entendre << Dépêchons – nous , il est tard >> ou << Nous pouvons prendre notre temps >> . L’interprétation du sous –entendu dépend donc de la situation d’énonciation .

En revanche , le présupposé est inscrit dans l’énoncé . C’est une information implicite nécessaire à la compréhension de ce qui est dit . Dans l’énoncé << Pierre a cessé de fumer >>, le verbe << cesser >> permet de déduire que Pierre fumait auparavant .
(Nathalie Mazabras Lycée de l’Albanais Rumilly Haute Savoie)





# 12/12/2010 à 17:57 denis rébert

On dirait mon père ... ;)

# 13/11/2011 à 17:56 chaymae

merci bien

# 16/10/2012 à 20:42 taha62

merci beacoup

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