Les questionnaires à choix multiple (Q.C.M) :

# 29/06/2010 à 13:57 ryma



Surtout utilisé pour évaluer la compréhension (orale ou écrite). Le questionnaire à choix multiple ou Q.C.M. consiste à proposer une phrase ou une question, accompagnée de plusieurs réponses au choix, parmi lesquelles une seule est correcte. Un Q.C.M. où des réponses ou plus seraient correctes (parmi quatre à six propositions) est cependant concevable dans certains cas, par exemple pour tester la compréhension écrite à un niveau élevé.
Par rapport aux questions traditionnelles, le Q.C.M. a l’avantage de ne tester que la compréhension. En effet, si l’élève doit rédiger ses réponses, l’évaluateur ne peut pas savoir si une mauvaise réponse relève d’une difficulté de compréhension ou d’une difficulté d’expression.

Forme 1 : Question + propositions de réponse.
Forme 2 : début de phrase + propositions de fin de phrases.

L’ensemble question ou début de phrase + différentes propositions est appelé item, les propositions incorrectes sont appelées distracteurs et le bon choix est appelé clé. Pour prévenir les erreurs lors du dépouillement ultérieur, chaque proposition peut porter un numéro. La consigne doit dire clairement aux élèves de quelle manière indiquer leur choix :

- Cocher, dans des cases prévues à cet effet, les propositions retenues ;
- Entourer les propositions retenues ;
- Souligner les propositions retenues ;
- Barrer les propositions refusées ;
- Recopier la réponse retenue.
Pour qu’un Q.C.M. soit satisfaisant, les distracteurs proposés doivent :

1) Etre plausibles (ne pas pouvoir être écartés par simple jugement de bon sens) ;
2) Etre sémantiquement cohérents entre eux et avec la bonne réponse (leur lecture ne doit pas donner l’impression qu’on saute du coq à l’âne) ;
3) Etre syntaxiquement compatibles avec la question ou le début de la phrase ;
4) Ne pas être trop différents formellement de la bonne réponse (ni sensiblement plus long, ni sensiblement plus courts) ;
5) Pouvoir être écarté sans ambiguïté (il faut une seule bonne réponse) ;
6) La place de la bonne réponse parmi les distracteurs doit être aléatoire ;
7) Dans le cas de Q.C.M. très longs, pour rompre la monotonie, on peut ajouter systématiquement dans chaque item, aux distracteurs sérieux, un distracteur humoristique ;
8) Même s’il porte sur un récit au passé, un Q.C.M. se rédige de préférence au présent, pour éviter les incohérences qui résultent du mélange de deux systèmes de temps : celui du récit et celui du questionnaire.
Si le Q.C.M. est bien élaboré, sa correction est simple, rapide et ne donne lieu à aucune divergence d’un correcteur à l’autre. C’est pourquoi il constitue un outil privilégié d’évaluation sommative.
Il peut toutefois être utilisé comme exercice d’apprentissage si l’on demande aux élèves de justifier leurs choix et si on les fait réfléchir sur leurs erreurs, au lieu de simplement comptabiliser leurs réponses exactes.
Le Q.C.M. convient à tous les niveaux et teste des compétences diverses :
- connaissance sur un sujet donné ;
- Repérage d’informations dans un texte (la bonne réponse reprend les termes mêmes du texte) ;
- Compréhension de textes oraux ou écrits, littéraires ou non littéraires (la bonne réponse est une reformulation du texte, les distracteurs pouvant, eux, reprendre certains termes du texte pour mieux jouer leur rôle de leurres).
(pédagogie pour demain éd. Hachette)

# 29/06/2010 à 14:09 ryma

la question est de savoir si oui ou non les QCM de nos examens sont réalisés selon ces normes et s'ils répondent à ces objectifs d'évaluation, ou si au contraire ce ne sont que " des gagne-points"...le débat reste ouvert.

Répondre à ce message

×