Proj1 - Seq2

Post du collègue redouane940 sur "Français au lycée Algérie"

Activité de Compréhension :

Séance 1 : Témoigner d’un fait d’histoire et le commenter.

 

Texte 1 : Didier Daeninckx, « Delphine pour mémoire »,  

Actualité de l’émigration, Paris, 1987. 

Objectifs de la séance :

-          Formuler des hypothèses de sens ;

-          Lire et vérifier ces hypothèses ;

-          Retrouver les indices de l’énonciation ;

-          Identifier le degré d’implication de l’énonciateur ;

-          Distinguer entre événement historique, réflexions et commentaires ;

-          Dégager le plan du texte.

 

Plan de la leçon :

-          Observation du document ;

-          Lecture du document ;

-          Questions (analyse du document) ;

-          Récapitulation et synthèse (faire le point).

 

Durée 1 heure

 

Documents à consulter : dictionnaire, encyclopédie.

 

O b se r va t ion :

1­  Quel  est  le  titre  de  ce  texte ?  Quelles  autres  informations accompagnent le texte ?

(Titre du texte : « Delphine pour mémoire ».

Les autres informations qui accompagnent le texte : le nom de l’auteur, le titre de l’ouvrage d’où est extrait le texte, le lieu et la date de parution.)

2­  Peux tu imaginer le contenu du texte à partir du titre et des autres informations qui l’accompagnent?

(Oui,  on peut  toujours faire  des  hypothèses et  imaginer  le contenu du texte à partir du titre et des autres informations qui l’accompagnent.)

(Réponse libre, chacun pourra faire des hypothèses et les vérifier à la lecture).

 

LECTURE ANALYTIQUE. 

Lis maintenant le texte avant de répondre à ces questions.

Questions possibles.

 

Réponses probables.

 

1­  L’auteur se manifeste­t­il dans le texte ? A quoi le vois-tu ?

2­  Où la scène se déroule­t­elle ?

Relève les indicateurs de lieu qui le montrent.

 

 

3­  Quels sont les temps utilisés dans le texte ? L’auteur raconte en utilisant  le même temps ? Pourquoi ?

 

 

 

 

 

4­  Combien de parties distingues tu dans le texte ? Pour répondre à la question, tu peux t’aider de la distribution des temps.

5­  Quels sont les quatre événements vécus par l’auteur quand il était enfant et qui sont liés à la guerre d’Algérie ?

 

 

 

 

 

6­  Qu’est­ce que l’amnésie ? Qu’est­ce que l’auteur veut dire en écrivant : « Et c’est en réalité à cause de cette amnésie volontaire que… » ?

 

 

 

 

De   quoi   l’auteur  accuse-t- il   les   représentants   de   l’Etat français ?

 

7­  Contre quoi défend-il les victimes de la répression ?

 

8­  Quelle  est  la  véritable  raison  de  l’assassinat  des  enfants d’immigrés italiens ?

 

 

10­ Dans ce texte, l’auteur relate :

-       Des faits qu’il a vécus.

-          Des faits dont il a été témoin.

-          Des faits qu’on lui a racontés.             Note la bonne réponse.

Dans ce texte, l’auteur :

-          Se contente de raconter ce qu’il a vu.

-          Fait des commentaires et exprime ce qu’il a ressenti au moment des faits.

12­   L’auteur de ce texte est :

-       Neutre ;

-       N’est pas neutre.

-       S’efforce de ne pas exprimer ses sentiments.

-                    

 

1.    Oui, l’auteur se manifeste dans le texte. C’est un narrateur qui dit  « je ».

 

 2.    La scène se déroule à Paris, en France. Les indicateurs de lieu qui le montrent : Avenue de la République à Aubervilliers, Charonne (station de métro), le pont de Bezons, le Bois de Vincennes.

3.  Les temps utilisés dans le texte : essentiellement le présent de narration, le passé composé et l’imparfait. On y trouve aussi le plus-que-parfait et le futur simple de l’indicatif. L’auteur raconte au présent dans une partie du texte pour actualiser les faits, pour les rendre plus vivants pour le lecteur. Il raconte au passé dans l’autre partie pour raconter les événements vécus quand il est devenu adulte.

4.      Il y a deux parties dans le texte :

 

 

5.      1­ l’auteur, enfant ;

         2­ l’auteur, adulte.

5) Les  quatre  événements  vécus  par  l’auteur  quand  il  était enfant et qui sont liés à la guerre d’Algérie :à 10 ans : un  homme est humilié par des policiers ;à 11 ans : des policiers tuent des immigrés italiens ; à 12 ans : Delphine Renard est défigurée par une bombe de l’O.A.S. ; A Charonne : mort d’une voisine, Suzanne Martorelle, une amie de sa mère.

6) L’amnésie, c’est la perte totale ou partielle de la mémoire.

En  écrivant « Et c’est en réalité à cause de cette amnésie volontaire que…», l’auteur veut parler de l’oubli dont sont victimes les morts « inutiles »; pour beaucoup, on ne cite même pas leurs noms, ils sont anonymes, on ne veut pas qu’on parle d’eux, on veut qu’ils soient oubliés.

6.    L’auteur accuse les représentants de l’Etat français de tuer puis d’effacer les noms de ceux qui ont été tués.

7. C’est contre l’oubli et le déni d’identité que l’auteur défend les victimes de la répression car ce ne sont pas des anonymes ; ils ont une identité.

8. La véritable raison de l’assassinat des enfants d’immigrés italiens : ils  ont  été tués parce qu’ils étaient  « trop mats de peau » ; autrement dit, on les a pris pour des gens qui venaient d’Afrique, du Maghreb ou d’ailleurs.

3.      10.Dans ce texte, l’auteur relate des faits dont il a été témoin.

4.       

5.      Dans ce texte, l’auteur fait des commentaires et exprime ce qu’il a ressenti au moment des faits.

 

 

 

 

 

 

 

12­ L’auteur de ce texte n’est pas neutre

 

 

 

 

 

 

                  CONCLUSION 

 

Dans la relation d’un événement historique, le témoin de cet événement rapporte les faits tels qu’ils ont été vécus. Mais il peut également, en témoignant faire part de ce qu’il a ressenti et ainsi que de la manière dont il a réagi par rapport aux faits dont il fait le témoignage.

Dans ce cas, de narrateur, il devient personnage et, de ce fait, le discours n’est plus neutre. Le « je », indice de l’énonciateur est explicite dans le

discours développé.

 

 

Texte 2 :          Histoire du 8 mai 1945. 

 

M.   YOUSFIL’Algérie en marche, ENAL Ed. 1983. 

 

Objectifs de la séance : 

 

-          Formuler des hypothèses de sens ;

-          Lire et vérifier ces hypothèses ;

-          Déterminer la visée informative ;

-          Distinguer entre acteur et témoin de l’événement ;

-          Déterminer la position de l’auteur par rapport aux faits historiques racontés ;

-          Déterminer le degré d’objectivité du discours.

 

Plan de la leçon :

-          Observation du document ;

-          Lecture du document ;

-          Questions (analyse du document.) ;

-          Récapitulation et synthèse (faire le point).

 

O b se r va t ion :

 Observe  le  titre  et  les  références  du  texte.  Que  peux­tu  dire  à propos du thème ?

 

 L ect u r e a n a lyt iq u e :

 

1­ « Ce jour du 8 mai, des  manifestations  furent organisées… » A partir de l’analyse des éléments de cette phrases (temps verbaux, pronoms personnels, indicateurs de temps et de lieu), dis à quel type appartient ce texte.

2­ « L’Algérie r e ve nd ic at r ice ». Après avoir cherché dans le dictionnaire le sens du mot souligné, explique ce que signifie cette expression. Relève les mots ou expressions du texte qui en reprennent le sens.

3­  Comment est formé  le terme « dignement » ? Que signifie­t- il ?

4­Trouve dans le 3ème paragraphe le terme ou expression qui s’oppose au terme « dignement ».

5­  Quels sont les personnages en présence dans le texte ?

6­  Quelle relation entretiennent­ils entre eux ?

7­  Dans  les  3ème   et  4ème   paragraphes,  l’auteur  introduit  des « dires » : à qui appartient chacun de ces dires ? Situe ces personnages dans les groupes que tu as établis dans les questions précédentes.

8­  « Henri  Benzet  a vo ua »… ;  « Ferhat  Abbès  t émo ig na ».

Cherche dans le dictionnaire le sens des deux verbes et explique leur emploi par l’auteur.

9­  Comment la manifestation est­elle décrite ? Sur quel aspect de la manifestation l’auteur insiste­t­il ?

10­ Comment  la réaction de l’occupant est­elle décrite ? Sur quels aspects de cette réaction l’auteur insiste­t­il ? Qu’en déduis­tu sur la position de l’auteur par rapport aux faits ?

11­ Quelle est la visée communicative de l’auteur ?

12­ Dans ce texte, le narrateur :

-   se manifeste explicitement ;

-    ne se manifeste pas ;

-    se manifeste implicitement.

 

Concl us i on n° 2 :

 

Lorsqu’il relate un événement historique, le narrateur ne se manifeste pas explicitement. Toutefois, il peut exprimer son point de vue et sa prise de position en utilisant la caractérisation (méliorative ou péjorative) des personnages  et de l’action.

 

Corrigé   Séa n ce 2                         O b se r va t ion :

L’observation du  titre et des références du texte nous amène à penser à la répression sanglante du 8 mai 1945.

 

L ect u r e a n a lyt iq u e :

1.    Ce texte est un document d’Histoire (date, lieu, énonciation).

2.    « L’Algérie r eve nd icat r ic e » : action de revendiquer, de demander avec force, de réclamer quelque chose à quoi on a droit. Cette expression signifie donc « l’Algérie qui réclame ses droits ».

Les mots ou expressions du texte qui en reprennent le sens : les manifestants ; « Vive l’Algérie indépendante » ; « le  sang appela le sang ».   

3.Le terme « dignement » est formé avec l’adjectif « digne » et le suffixe

d’adverbe « ­ment ». Il signifie avec dignité, honorablement.

3. L’expression  du  3ème   paragraphe  qui  s’oppose  au  terme  « dignement » est « instincts les plus bas .

4. Les personnages en présence dans le texte sont les manifestants algériens, les policiers et les soldats français.

5. Ils entretiennent entre eux une relation d’opposition, de conflit. Ils s’opposent, ils sont ennemis.

6. Dans  les  3ème   et  4ème   paragraphes,  l’auteur  introduit  des « dires » de

Ferhat Abbas, qui appartient au groupe des manifestants algériens, et  des dires de H. Benzet, qui appartient  au groupe ennemi des  policiers et soldats français.

7. Sens des deux verbes et explication de leur emploi par l’auteur.

-  « Henri Benzet avo ua » : reconnut la vérité

-  « Ferhat Abbès t émo ig na » : rapporta ce qu’il avait vécu. Il s’agit donc dans les deux cas de faits avérés, véridiques.

 

1. La manifestation est décrite avec violence. L’auteur insiste sur son caractère pacifique au départ et sur la répression violente qui s’ensuivit.

2. L’occupant est décrit comme un bourreau à l’instinct sauvage, sanguinaire. L’auteur se positionne de ce fait contre l’occupant français.

a. L’auteur a pour visée de dénoncer le colonisateur.

b. Dans   ce   texte,   le   narrateur se   manifeste   de   manière indirecte.

 

Séa n ce 3 :  O b se r va t ion :

 

L’observation du titre et des références du texte nous permet de dire qu’il s’agit d’un document d’Histoire.

 

L ect u r e a n a lyt iq u e :

1. Le narrateur dans ce texte est probablement S. Boubakeur, désigné par le pronom personnel « nous » qui est un nous inclusif et qui inclut donc le « je » du narrateur. Le deuxième indice est le pronom « moi ».

2. L’objet de cette réunion est d’informer à propos d’une autre réunion qui s’est déroulée à Batna et sur les actions des combattants du F.L.N et les dernières instructions. Cette réunion a lieu chez le narrateur, donc chez l’un des membres de la réunion. (« chez moi »).

Les personnes qui ont assisté à cette réunion sont Laghrour, Abbès, Ougad et Benabbès.

3. Les noms de personnes citées dans le texte sont Benboulaid et Chihani, des combattants de la guerre de la libération nationale.

4. Ces personnes sont en train de vivre un grand moment : la veille du 1er novembre 1954, déclenchement de la guerre de libération nationale.

5. Ces personnes ont conscience de vivre un grand moment. Plusieurs expressions le montrent. Nous pouvons relever : « Nous étions tous très émus » ;  « Ougad avait  les  larmes aux  yeux » ; « Ben Abbès disait sans cesse : Allah Akabr » ; « Le grand jour est enfin   arrivé » ;   « d’u n to n solennel,   Laghrour   nous   informa  o ffic ie lle me nt que le jour « J »….1 heure du matin. »

6.« Les attaques auront lieu… » : l’emploi du futur simple est justifié  par  rapport  au  moment  de  l’énonciation  (le  29  octobre 1954).

7. « D’un ton so le nne l, Laghrour informa… » : accompagné de formalités qui lui donnent une importance particulière ; officiel, grave, cérémonieux. D’ailleurs, le terme « officiellement » est aussi employé dans le passage. L’emploi de l’adjectif « solennel » est justifié par l’importance de l’événement. Il s’agit d’une date et d’un événement très importants, graves et décisifs quant à l’avenir de l’Algérie : «déclencher la guerre pour la libération nationale ».

3.  Ce texte est­il l’œuvre d’un témoin de l’événement.

8.  Dans ce texte, le narrateur est un personnage de l’histoire ; il est en même temps auteur et acteur.

 

CONCLUSION  n° 3 :

 

Lorsqu’il s’agit de relater le témoignage d’une personne qui a participé à l’événement rapporté, le narrateur le fait à la première personne. Dans ce cas, le témoin n’est plus narrateur : il devient un personnage impliqué.

 

CONCLUSION n° 4 :

 

Lorsque, dans la relation d’un fait, le témoin introduit une description morale des personnes avec qui il a vécu l’événement, il ne fait plus preuve d’objectivité.

Son discours prend alors une dimension argumentative et devient de ce fait empreint de subjectivité.

 

ACTIVITES DE LANGUE : LEXIQUE : 

 

Titre de la leçon :

1­ Les mots de la famille de « mémoire ».

2­ La dérivation : la formation des mots par  affixation (préfixes et  suffixes).

3­ Champ lexical de la mémoire.

Objectifs de la séance :

-       Réviser et consolider la notion de « famille de mots » en travaillant la formation des mots par affixation ;

-       Identifier le vocabulaire lié à la mémoire;

-       Saisir l’utilité des champs lexicaux pour la compréhension des textes ;

-       Réemployer le vocabulaire acquis.

 

Plan de la leçon :

-          lire, identifier ;

-          décomposer ;

-          composer

-          réemployer ;

-          évaluer.

Activité 1 :

Voici  une   liste   de   mots :   mémoriser,   mémorable,   mémoire, mémorialiste.

-  Qu’ont­ils en commun ? Comment sont­ils formés ?

-  Consulte un dictionnaire et donne le sens de chacun d’eux.

 

Activité. 

a­ A partir du radical« mémo­ », forme le maximum de mots en ajoutant un préfixe, un suffixe ou les deux chaque fois que cela est possible.

b­ Utilise chacun des mots formés dans une phrase personnelle.

c­ Trouve des expressions ou des citations où ces mots sont utilisés.

Pour t’aider, voici quelques exemples :

-        rafraichir la mémoire ;

-        dresser  un  mémorial  en  souvenir,  à  la  mémoire  de quelqu’un.

-        « Aucun homme n’a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge ».

 

 Activité 3 :

Voici   deux   listes   de   mots.   Ils   renvoient   tous   à   l’idée   de « mémoire »

Verbes : évoquer, se rappeler, témoigner, se souvenir. Noms : souvenance, souvenir, résurgence, réminiscence.

A ­  Utilise chacun de ces mots dans une phrase personnelle.

        b­ Trouve des expressions, des phrases ou des citations dans lesquelles ces mots sont employés. (Tu peux chercher dans les textes étudiés, les livres d’histoires, la presse, les dictionnaires, Internet, etc.)

 

Activité 4 :

 

Complète  ce  poème  à  l’aide  du  verbe  qui  convient : souviens, souvienne, souviendrai.

N.B : Tu dois faire attention au temps et au mode du verbe. L’un des verbes est employé 2 fois.

" Il n'y a pas grand-chose dont je me ……… j'ai dû vivre à côté tout le long sans être ailleurs non plus je m'en ………………. Je ne me …………. pas qu'un jour tout ou quelque chose ait basculé. ……………­toi de rester vivante.  "

 

Activité 5 :

Complète à l’aide des mots qui conviennent pris dans la liste ci­ après :

Mémorial, rappels, mémoire, souvenirs, se rappeler, mémoriser.

 

Entretenir sa mémoire 

 

La…………. est une fonction essentielle de notre cerveau. Elle est continuellement sollicitée. Aussi est­il important de la préserver et de l'entretenir. Comment fonctionnent nos……………… ? Quels sont les troubles qui empêchent de bien …………..? Toute la lumière sur notre matière grise.

 

CORRIGE 

 

 Activité 1 :

Les  mots « mémoriser,  mémorable,  mémoire,  mémorialiste » ont tous en commun l’élément « mémo ». C’est le radical auquel on a ajouté un suffixe.

Le sens de chacun d’eux :

-            mémoriser : fixer dans la mémoire.

-            mémorable : dont le souvenir mérite d’être durable.

-            mémoire (féminin) : aptitude à conserver et à restituer des choses passées.

-              mémoire  (masculin) : ouvrage  traitant  d’un  sujet  de  manière brève.

-            mémorialiste : auteur de mémoires historiques.

 

 Activité 2 :

a­ On peut obtenir des mots à partir du radical « mémo » :

1­  en ajoutant un suffixe : mémoire, mémoriser, mémorisation, mémorable, mémorial, mémorialiste…

2­  a.  en  ajoutant  un  préfixe  et  un  suffixe : remémorer  (se

Remémorer), commémoration, commémoratif.

b­ Réponses libres (phrases personnelles).

c­  Expressions ou des citations dans lesquelles ces mots sont utilisés.

Voici quelques exemples :

-          perdre la mémoire ;

-          devoir de mémoire ;

-          « si j’ai bonne mémoire » ;

-          « la mémoire me fait défaut » ;

-          avoir un trou de mémoire, etc.

 

Activité 3 :   Réponses libres.

 

Activité 4 :

" Il n'y a pas grand-chose dont je me souvienne

J’ai dû vivre à côté tout le long sans être ailleurs non plus

Je m'en souviendrais 

Je ne me souviens pas qu'un jour tout ou quelque chose ait basculé.Souviens­toi de rester vivante.

 

 Activité 5 :

 

Entretenir sa mémoire

La mémoire est une fonction essentielle de notre cerveau. Elle est continuellement sollicitée. Aussi est­il important de la préserver et de l'entretenir. Comment fonctionnent nos souvenirs? Quels sont les troubles qui empêchent de bien mémoriser ? Toute la lumière sur notre matière grise.

 

SYNTAXE :

 

Titre de la leçon : Les temps du récit

Objectifs de la séance :

-          reconnaître les temps du récit ;

-          distinguer     le     présent     de     narration     du    présent d’énonciation ;

-          distinguer information et commentaire

 

Plan de la leçon :

-          observer ;

-          s’entraîner;

-          s’autoévaluer ;

-          faire le point.

 

Durée 1 heure 30 mn

Documents à consulter:

-          fascicule de 2ème A.S ;

-          manuel de grammaire et conjugaison.

 Activité 1 :

Lis attentivement les phrases suivantes et réponds aux questions :

1­  Le  1er    novembre  1954,  éclate  la  guerre  de  libération nationale.

2­  Le 8 mai 1945, de grandes manifestations sont organisées par le P.P.A à travers tout le pays.

3­  Le 7 novembre 1961, la France réalise son premier essai nucléaire souterrain.

4­  Alger garde aujourd’hui encore la trace architecturale de l’époque ottomane.

-          Quelle  est  la  valeur du présent  dans  chacune  de ces phrases ?

-          Justifie l’emploi de cette valeur.

 

Activité  2:

1­ Mets les verbes des phrases de l’activité précédente au passé simple.

2­  Cette  transformation  est­elle  possible  dans  tous  les  cas ? Pourquoi ?

 

Activité 3 :  

Repère  dans  le  texte  suivant  les  passages  où  l’auteur  fait  des commentaires.

La guillotine à Alger 

20 octobre. L’autre jour, à Alger – nous entrions dans ce mois d’octobre qui est si beau quand il fait beau –, le soleil se couchait splendidement.(…)Sur le débarcadère, des douaniers ouvraient les colis (…), et, sous les toiles d’emballage, on distinguait des objets étranges : deux longues solives peintes en rouge, dans laquelle semblait emboitée par un de ses côtés une lame épaisse et énorme de forme triangulaire.

Spectacle autrement attirant, en effet, que le palmier, l’aloès, le figuier et le lentisque, que le soleil et les collines, que la mer et que le ciel : c’était la civilisation qui arrivait à Alger sous la forme d’une guillotine.

 

Victor Hugo, Choses vues, 1842. 

 

Activité4 :

Relis  le  texte  « Delphine  pour  mémoire »  et  relève  quelques passages où le narrateur fait un commentaire.

 

II SYNTAXE 

 

Activité 1 :

Dans les phrases 1, 2 et 3, c’est le présent  de narration il permet de  présenter  des  faits  passés  mais  « coupés  de  la  situation d’énonciation »,  comme  s’ils  étaient  entrain  de  se  dérouler  au moment où on les raconte.

Dans la phrase 4, c’est le présent d’énonciation ancré dans la situation d’énonciation, il renvoie au moment où le texte a été écrit.

Il signale une réflexion qui vient à l’esprit du narrateur au moment où il est entrain de l’écrire.

 

Activité 2 :

La transformation est possible pour les phrases 1, 2, et 3.

1­  le  1er    novembre  1954  éc la t a  la  guerre  de  libération nationale.

2­  Le 8 mai 1945, de grandes manifestations furent organisées par le P.P.A à travers tout le pays.

3­  Le 7 novembre 1961, la France réalisa son premier essai nucléaire souterrain.

La transformation n’est pas possible pour la phrase 4 car elle n’exprime pas un fait passé mais une réflexion de l’auteur.

 

Activité 3 :

Les commentaires de l’auteur :

- ce mois d’octobre qui est si beau quand il est beau.

- le soleil se couchait splendidement (…) ;

- Spectacle autrement  attirant, en effet, que le palmier, l’aloès, le figuier et le lentisque, que le soleil et les collines, que la mer et que le ciel : c’était la civilisation qui arrivait à Alger sous la forme d’une guillotine.

 

Activité 4 :

 

On peut relever par exemple :

-   Il porte un sac sur l’épaule, un de ces sacs bon marché, imitation cuir dans lesquels on rangeait sa gamelle. Plus loin, deux policiers immobiles scrutent les visages. Ils arrêtent l’homme, fouillent son sac,  sans  ménagement.  L’homme  baisse  la  tête  et  se  laisse bousculer sans réagir.

-   Une rafale arrose la façade. Les deux jeunes gens ne se relèveront pas. Trop mats de peau… On apprendra plus tard qu’il s’agissait d’enfants d’immigrés italiens.

-  Un visage sur les murs, celui de l’innocence assassinée. Le visage d’une gosse de cinq ans, Delphine Renard, défigurée par la bombe que l’O.A.S destinait à André Malraux.

-   J’étais dans la rue, le 12 février 1962, un point minuscule dans la foule venue lui rendre hommage.

-   Je suis tombé sur le 17 octobre 1961, le plus important massacre d’ouvriers à Paris depuis la Commune. Il m’a fallu du temps pour prendre la mesure de l’événement, l’ampleur du refoulement.

-   J’ai suivi dans les journaux du temps passé la litanie des morts anonymes :   chaque   jour   de   ces   terribles   mois   d’octobre   et

novembre 1961…

-  On leur avait ôté la vie, on effaçait leurs noms.

Et  c’est  en réalité à  cause de  cette amnésie  volontaire que  les premiers chapitres de « meurtres pour mémoire » se sont appelés

Saïd Lilache, Kaïra Guélaline, Lounès Tougourd.

Des dizaines d’autres lignes à remplir pour rendre leur identité à chacune des victimes afin que l’oubli ne soit plus possible

 

CONCLUSION  

L’information désigne des faits, des événements que l’on porte à la connaissance du public.

Le commentaire est constitué par l’ensemble des réflexions et des jugements formulés par celui qui s’exprime à propos de cette information.

L’information et le commentaire peuvent être distingués grâce au système des temps et au vocabulaire employés.

 

SYNT H E SE :

 

Retiens :  

Dans un témoignage, l’énoncé est ancré dans la situation de communication. Les indices qui le montrent sont :

- le pronom personnel à la 1ère  personne (moi, je…) ;

-         les temps verbaux : présent, passé composé .

-     les  adverbes de lieu et de temps comme  aujourd’hui, hier, ici, là­ bas… ;

-     les adjectifs pour la description (méliorative ou péjorative) de personnes ou de lieux et les adverbes permettant d’exprimer un jugement ou une appréciation.

La nature des faits choisis, leur caractérisation et les commentaires que peut faire l’auteur (ou le témoin), les descriptions des personnages et les jugements portés montrent que le texte historique ne relève pas de la simple narration de faits mais aussi du discours argumentatif (volonté de convaincre le lecteur d’une vision propre à l’auteur).

 

ACTIVITES D’ECRITURE

Objectifs :

-  Distinguer  les  énoncés  ancrés  dans  une  situation  de communication et ceux qui en sont coupés.

-  Identifier les caractéristiques du compte rendu objectif d’un écrit ou d’un événement.

-  Lire et faire part de sa lecture sous la forme d’un compte rendu écrit.

 

Plan de la leçon :

- Observer. Identifier. s’entrainer. Appliquer. s’autoévaluer.

 

Activité 1 :

Lis attentivement les énoncés suivants puis réponds aux questions :

1­  Ces énoncés sont­ils ancrés dans la situation d’énonciation ou coupés de cette situation ?

2­  Relève pour chacun d’eux les indices qui te permettent de justifier la réponse.

a­ Un jour de 1824, un matelot écossais du nom de Filtz­ Patrick déserta un navire baleinier américain et s’installa en solitaire sur une des îles Galapagos, à quelques trois cents milles au large des côtes de l’Équateur.

b­   Lorsque   les   bateaux   arrivèrent   en   vue   des   côtes d’Afrique, Elissa comprit que le long voyage touchait enfin à son terme. Elle donna l’ordre à ses marins épuisés de débarquer sur une plage bordée par une forêt de pins.

 

Activité 2 :

Voici un extrait du texte « Delphine pour mémoire ». Lis­le attentivement puis réécris­le en procédant à toutes les modifications nécessaires qui te permettront d’obtenir un énoncé coupé de la situation d’énonciation.

J’ai onze ans. Sous nos fenêtres, un soir, un barrage de police. Deux jeunes gens en Vespa tentent d’échapper au contrôle. Une rafale arrose la façade. Les deux jeunes gens ne se relèveront pas. Trop mats de peau… On apprendra plus tard qu’il s’agissait d’enfants d’immigrés italiens.

J’ai douze ans. Un visage sur les murs, celui de l’innocence assassinée. Le visage d’une gosse de cinq ans, Delphine Renard, défigurée par la bombe que l’O.A.S destinait à André Malraux. Puis Charonne, deux jours plus tard, Charonne ou Suzanne Martorell, une voisine, amie de ma mère, perdra la vie. J’étais dans la rue, le 12 février 1962, un point minuscule dans la foule venue lui rendre hommage.

 

Activité 3 :

Relis  attentivement  le  texte : « Femmes  algériennes  dans  les camps » et fais le compte ­ rendu objectif de ce texte.

 

Activité 4 :

Fais le compte rendu du dernier livre que tu as lu. ( ?)

 

AC T I V I T E S D’E C R I T UR E : 

 

 Activité 1 :

Enoncé  coupé  de  la  situation 

 

d’énonciation 

 

Enoncé ancré dans la situation 

 

d’énonciation 

 

 Enoncé a :

-   Absence du pronom « je » ; emploi di passé simple.

-   Description neutre.

 

 Enoncé  b :

-  Description péjorative.

-  Emploi de « enfin ».

 

 

 

 

 

 Activité 2 :

Sous les fenêtres, il y a un barrage de police. Deux jeunes en Vespa essaient d’échapper au contrôle. Des coups de feu retentissent. Les deux jeunes gens tombent. C’étaient des enfants d’immigrés italiens qu’on avait pris pour des Maghrébins.

Delphine Renard, une gosse de 5 ans, est défigurée par une bombe destinée à André Malraux par l’OAS.. Deux jours plus tard Suzanne Martorelle erdra la vie. Une foule nombreuse est venue lui rendre hommage.

 

 Activité 3 et 4:                Réponse libre. Travail personnel.

 

AC T I V I T E S D’E C R I T UR E : 

 

Activité 3 et 4:

Réponse libre. Travail personnel

 

 

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