La lecture, qu'est-ce que c'est ?

En faisant des observations sur des lecteurs lisant des textes en langue maternelle ou en langue seconde, les chercheurs en sont arrivés aux conclusions suivantes :

 

1. La lecture c'est ...

  • La compétence à donner un sens à des symboles écrits ou imprimés pour guider le repêchage d'informations dans la mémoire et d'utiliser ensuite ces informations dans la construction d'une interprétation plausible du message ;
  • La reconnaissance des mots en une fraction de seconde même s'ils sont écrits dans des caractères différents et même s'ils sont mal orthographiés ou mal écrits (un lecteur habile peut en reconnaître ainsi plus de 30 000) ;
  • Un processus qui comprend intention, anticipation, sélection, intégration, et compréhension ;
  • La quête d'une réponse aux questions qu'on se pose ;
  • L'utilisation automatique et instantanée de différents niveaux et différents types d'informations : perception visuelle, phonétique, syntaxe, lexique, construction du texte, reconstruction du schème, intentions de l'auteur et du lecteur, réaction affective, etc. La vitesse et la justesse de l'intégration de ces informations sont essentielles à la compréhension du texte.
  • La lecture, c'est donc intégrer les informations du texte à ce que l'on sait déjà sur le sujet. C'est moins comprendre les informations que les interpréter. C'est une interaction du texte et du lecteur.

2. La lecture est l'outil de base des apprentissages

Pour être considéré comme un lecteur, on doit être capable d'identifier les mots, de les joindre pour former des phrases, des paragraphes, des textes afin de comprendre la signification de ce que l'on lit. Afin de parvenir à maîtriser cette habilité, la partie technique, celle du décodage du texte, doit être la plus automatique possible afin de libérer l'attention du lecteur de cette mécanique pour lui permettre de concentrer son esprit sur le contenu.
Toutes les situations de lectures ne sont pas identiques selon la raison de cette lecture : on distingue trois grands groupes de stratégies.

  • La lecture approfondie et studieuse appelle un travail de la mémoire à long terme. Les yeux effectuent un balayage systématique en zig zag de la page, ligne après ligne.
  • La lecture exploratrice ou « écrémage » est celle que l'on utilise lorsqu'on recherche un ou des renseignements précis. Elle fait appel à la mémoire à court terme, le balayage oculaire s'effectue en diagonal à la recherche de mots-cibles.
  • La lecture-plaisir va combiner ces deux stratégies, fluctuer selon l'intérêt et le plaisir que l'on prend à tel ou tel passage du livre.

Lors d'un feuilletage d'une revue, par exemple, notre lecture sera de type explorateur, à la recherche d'images, de critères typographiques ou de mise en page pour relever les titres, sous-titres, phrases importantes.

3. Les différentes fonctions de la lecture

  • On lit pour agir, c'est le cas des consignes.
  • On lit également pour apprendre, pour gagner de nouvelles connaissances. Cet aspect de l'acte de lire permet de mettre en relief la relation entre connaissances et lecture : les connaissances factuelles et culturelles améliorent la compréhension, laquelle permet un accroissement régulier de ces connaissances sur le monde. Ces différentes fonctions s'exercent sur des supports différents qui doivent faire l'objet d'une analyse préalable. Par exemple les documentaires sont des objets complexes" qui présentent les informations sous un format bien particulier, sans que l'on sache encore très précisément aujourd'hui si telle forme d'organisation est préférable à telle autre.
  • On lit également la littérature.
  • On peut donc citer trois grands types de pratiques lecturales :

- la lecture utilitaire : elle renvoie à la lecture pour « se débrouiller » dans la vie scolaire et sociale quotidienne :
- la lecture intellectuelle : lire pour apprendre, comprendre, se former, réfléchir ;
- la lecture patrimoniale : lire pour découvrir le patrimoine littéraire ou culturel.

La connaissance et l'utilisation de ces usages permettent au lecteur de développer un véritable projet de lecteur et de s'inscrire pleinement dans la culture qui a donné naissance, et qui a donné son sens, à l'instrument psychologique qu'est la lecture. Connaître, utiliser, maîtriser ces diverses pratiques, permet au lecteur d'être polyvalent.

Cette polyvalence se trouve souvent en défaut chez les personnes en situation d'illettrisme pour qui la lecture est perçue sous l'angle exclusivement utilitaire. Ici réside un enjeu fondamental pour les formateurs : ouvrir l'apprenant à d'autres pratiques culturelles de la lecture, non seulement pour qu'il soit compétent culturellement, mais également pour qu'il découvre que la lecture peut apporter du plaisir.

4. La compréhension

La compréhension d'un texte est une relation dynamique et interactive entre 3 facteurs :

  • Le lecteur : ses connaissances antérieures tant au niveau du langage que du déchiffrage de l'écrit, sa façon de voir le monde, son attitude face à l'acte de lire, ...,
  • Le texte : le type de texte, sa nature, sa complexité, sa structure, sa présentation, l'intention de l'auteur, l'organisation des idées, le contenu, ...,
  • Le contexte : intérêt porté au sujet, les besoins qui ont motivé cette lecture, l'état psychologique et de forme physique, les conditions de lecture : luminosité, temps imparti, ....
  • On distingue différents niveaux de compréhension :

- La compréhension littérale : repérage des idées et situations clairement décrites.
- La compréhension logique : saisie des relations qui structurent le texte.
- La compréhension interprétative : lire entre les lignes. Le lecteur doit utiliser ses capacités de déduction pour reconnaître la présence de l'implicite dans les textes.
- La compréhension critique : le lecteur réinvestit ses connaissances pour prendre position par rapport à sa lecture.
- La compréhension créative : le lecteur réinvestit les idées décrites dans son stock de connaissances, les réutilise dans son quotidien.

Le sens ne se dégage pas seulement sur la base d'un processus de compréhension mais d'une interprétation.

  • Activités liées à la compréhension des textes :

- Comprendre des textes littéraires (romans courts) : lecture à voix haute du maître, reformulation, échanges et dialogues, construction d'une synthèse (résumé de l'histoire thème/propos), questionnement de l'implicite, interprétation, mise en lien.
- Comprendre des textes documentaires : lecture collective, recherche de réponses, compte rendu rendre par le dessin.
- Mieux comprendre : travailler la reconnaissance des mots, connecter ce qu'on lit à ce qu'on sait, synthétiser l'information lue, anticiper, se construire des représentations, traiter les anaphores, s'appuyer sur les connecteurs.

Document recueilli sur Internet, Source : inconnue

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires (1)

touta
  • 1. touta | 08/03/2011

si vous voulez je veux copier les texte mais je peuxx pas

Ajouter un commentaire