Histoire et idéologie

Interviewé sur le sujet, Dimitri Casalihistorien, directeur de collection pour l’Express, et auteur de l’Histoire de France Interdite, répondant à la question : 

Est-il possible d’enseigner l’Histoire sans faire de l’idéologie ?

C’est ce que je prône : un grand récit fédérateur, équilibré et pédagogique au sens propre du terme : il faut redonner le goût et la passion. De plus l’Histoire est facteur d’intégration : les grands immigrés qui ont fait la France comme Gambetta, Marie Curie ou Romain Gary, sont des héros dont il faut parler. Ces personnages de chair sont expulsés au nom d’un soi-disant culte de la personnalité qui serait politiquement incorrect. Le résultat est un sentiment de vide et d’inconsistance.

La part consacrée à l’Histoire de l’Union européenne va être réduite. Alors que le président allemand visite la France en ce moment-même, on ne pouvait pas commettre pire indélicatesse. Il faut lui donner plus de place, de manière intelligente, en apprenant aux élèves qui étaient Jean Monet et Robert Schumann, des personnages hors du commun qui n’apparaissent même pas dans les programmes d’aujourd’hui. Peillon et Hollande ont tout faux.


 

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