Compte-rendu objectif du texte de la composition du 1er trimestre

Regardez ! Un parachute...

L’aube du 6 août 1945 se leva…

A trente mètres environ du pont que nous venions de traverser, nous entendîmes soudain un vrombissement d’avions d’une surprenante netteté. Que des avions ennemis survolent la ville malgré la levée de l’alerte aérienne, c’était pour nous chose fréquente. […]

Le ciel était de toute beauté. Dans l’azur sans nuages, les avions, bijoux d’argent, glissaient lentement d’est en ouest dans un discret ronronnement. La main en visière, je m’enivrai un moment de ce spectacle.

Soudain, j’entendis une voix crier : « Regardez ! Un parachute... Le voilà qui descend. »

Je me tournai instinctivement dans la direction du doigt pointé. Ce fut à ce moment précis. Le ciel s’embrasa. Comment expliquer cet éclat ? Le feu avait-il pris dans mes yeux ? Ou encore était-ce l’étincelle d’un bleu violet sinistre que le tram fait jaillir parfois du fil électrique mais d’une intensité de plusieurs centaines de milliards de fois supérieure ? Non, ce n’est pas ça.

Lequel fut le premier, l’éclat (Pika !) ou le formidable coup de gong (Don !) qui vibra jusqu’au fond des entrailles ? Je fus soufflée violemment face contre terre. En même temps, une pluie d’objets s’abattit sur ma tête et sur mon dos. Aveuglée, j’étais plongée dans les ténèbres. Je crus que le moment fatal auquel je m’étais toujours préparée venait d’arriver.

Alors, dans un éclair, les visages de mes trois enfants, réfugiés à la campagne, apparurent devant mes yeux. Poussée brusquement par une impulsion irrésistible à me ressaisir, je rassemblai toutes mes forces pour me redresser. Mais j’avais beau essayé de me dégager, les morceaux de bois et les tuiles qui ne cessaient de me recouvrir me paralysaient. « Je ne peux pas me laisser mourir comme ça ! Et les enfants, qu’est-ce qu’ils vont devenir ? Mon mari est peut-être déjà mort... Je dois sortir de là à tout prix... » Comme une folle, je parvins finalement à me dégager en rampant.

Extrait de "Pika Don ! La leçon de Hiroshima"

 

Une mère de famille, rescapée du drame d'Hiroshima , raconte ...

Le 6 aôut 1945 au matin, rapporte-t-elle. Les avions américains ennemis survolaient la ville comme d'habitude. Un parachute fut largué de l'un d'entre-eux. Les civils, curieux, le regardaient descendre. Puis, ce fut l'explosion terrible.

Le témoin se souvient avoir été plaquée au sol par l'onde de choc. Des débris de toutes sortes recouvraient son corps et l'empêchaient de bouger. Néanmoins, la pensée que sa famille soit décimée lui donna la force, après beaucoup d'efforts, de se libérer des décombres