3AS:Filières communes_Composition du 1er trimestre

Niveau : 3 AS

Filières communes.

Année scolaire : 2010 - 2011

Composition de français du 1er trimestre

 

Regardez ! Un parachute...

L’aube du 6 août 1945 se leva…

A trente mètres environ du pont que nous venions de traverser, nous entendîmes soudain un vrombissement d’avions d’une surprenante netteté. Que des avions ennemis survolent la ville malgré la levée de l’alerte aérienne, c’était pour nous chose fréquente. […]

Le ciel était de toute beauté. Dans l’azur sans nuages, les avions, bijoux d’argent, glissaient lentement d’est en ouest dans un discret ronronnement. La main en visière, je m’enivrai un moment de ce spectacle.

Soudain, j’entendis une voix crier : « Regardez ! Un parachute... Le voilà qui descend. »

Je me tournai instinctivement dans la direction du doigt pointé. Ce fut à ce moment précis. Le ciel s’embrasa. Comment expliquer cet éclat ? Le feu avait-il pris dans mes yeux ? Ou encore était-ce l’étincelle d’un bleu violet sinistre que le tram fait jaillir parfois du fil électrique mais d’une intensité de plusieurs centaines de milliards de fois supérieure ? Non, ce n’est pas ça.

Lequel fut le premier, l’éclat (Pika !) ou le formidable coup de gong (Don !) qui vibra jusqu’au fond des entrailles ? Je fus soufflée violemment face contre terre. En même temps, une pluie d’objets s’abattit sur ma tête et sur mon dos. Aveuglée, j’étais plongée dans les ténèbres. Je crus que le moment fatal auquel je m’étais toujours préparée venait d’arriver.

Alors, dans un éclair, les visages de mes trois enfants, réfugiés à la campagne, apparurent devant mes yeux. Poussée brusquement par une impulsion irrésistible à me ressaisir, je rassemblai toutes mes forces pour me redresser. Mais j’avais beau essayé de me dégager, les morceaux de bois et les tuiles qui ne cessaient de me recouvrir me paralysaient. « Je ne peux pas me laisser mourir comme ça ! Et les enfants, qu’est-ce qu’ils vont devenir ? Mon mari est peut-être déjà mort... Je dois sortir de là à tout prix... » Comme une folle, je parvins finalement à me dégager en rampant.

Extrait de "Pika Don ! La leçon de Hiroshima"

I. Compréhension de l’écrit. (14 points)

1. Recopiez les propositions vraies :

a) Août 1945 marque le début de la 2ème guerre mondiale.

b) 6 août 1945 est le jour de l’attaque nucléaire américaine sur Hiroshima

c) C’est un avion qui largue la bombe sur la ville.

d) Un parachute inoffensif descend sur Hiroshima.

e) Un témoin oculaire raconte l’horreur du 6 août 1945 à Hiroshima.

2. Relevez dans le 1er paragraphe deux expressions qui montrent que ce texte est un récit de guerre.

3. « C’était pour nous chose fréquente. »

A qui renvoie le pronom souligné ?

4. « Le ciel s’embrasa. »

Cette expression signifie :

a) Le ciel s’assombrit

b) Le ciel explosa

c) Le ciel s’enflamma

Recopiez la bonne réponse.

5. Le souffle de l’explosion de la bombe est terrible. Relevez du texte une phrase qui montre cela.

6. Classez les mots et expressions suivants dans la grille :

mourir comme ça – les ténèbres – alerte – comme une folle – vrombissement d’avions – un parachute – le feu – le ciel sans nuages

Avant le largage de la bombe Après le largage de la bombe

 

 

 

 

7. Qui raconte Hiroshima dans ce texte? Pourquoi ?

8. Donnez un autre titre au texte.

 

II. Expression écrite. (06 points)

Traitez l’un des deux sujets suivants :

1. Faites, en une centaine de mots, le compte-rendu objectif du texte.

2. La fin de la deuxième guerre mondiale a été catastrophique pour l’Algérie aussi.

Rédigez un texte d’une centaine de mots dans lequel vous raconterez les événements tragiques qui ont bouleversé l’est algérien en mai 1945.

Commentaires (1)

1. hanene 23/11/2011

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