Devoir surveillé

Il y a quelques années, au zoo de Berlin, un oiseau  tropical, qui était  seul dans une cage, s’était élancé vers nous. Il avait cueilli un brin de paille par terre, puis me l’avait tendu à travers le grillage. J’avais pris la paille, et aussitôt l’oiseau  avait porté  au grillage des coups  de bec furieux qui voulaient exactement dire : « Je n’en puis plus,  au secours !  sortez-moi  de là.»  J’offris alors  une autre  brindille à l’oiseau,  il la jeta, alla cueillir encore une  paille qu’il  me tendit à nouveau, et une  seconde fois, sitôt  son cadeau fait, cogna  comme un fou le grillage. Est-ce possible qu’il m’ait offert un cadeau pour que je lui rende service ? Avait-il compris que je pouvais le comprendre et comprendre sa soif de liberté ? Ce qu’il n’avait pas compris, c’est que je ne pouvais rien pour lui.
Nous nous émerveillons tellement de tous ces animaux que nous oublions que le zoo est avant tout une prison.

Edgar MORIN, Journal de Californie (Le Seuil, éd.)

 

I) COMPREHENSION DE L’ECRIT.

  1. Où se trouve l’auteur ?
  2. « … s’était élancé vers nous »

A qui renvoie le pronom souligné ?

  1. Pourquoi l’oiseau cogne-t-il le grillage de sa cage ?
  2. Réécrivez au discours direct :

« Est-ce possible qu’il m’ait offert un cadeau pour que je lui rende service ? »

  1. Qu’est-ce que l’oiseau n’avait pas compris selon l’auteur ?
  2. Relevez du texte deux termes antonymes.
  3. « Nous nous émerveillons tellement de tous ces animaux »

Réécrivez en commençant ainsi : « Ces oiseaux …………………… »

  1. Quel rapport grammatical se trouve exprimé par la dernière phrase du texte ?
  2. Proposez un titre expressif pour ce texte.

 

II) PRODUCTION ECRITE.

            La vie en captivité des animaux vous indispose.

Rédigez un texte d’une vingtaine de lignes dans lequel vous expliquez pourquoi en illustrant par deux exemples.

 

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