Chabal : «Cette polémique avec la FFR est ridicule»

Après son forfait pour le début du Tournoi annoncé sur Twitter et critiqué par la fédération, le sportif préféré des Français s'explique.

En exclusivité pour Le Figaro, Sébastien Chabal s'est confié mercredi, à Antony, sur une polémique qu'il ne comprend pas.

LE FIGARO. - Comment réagissez-vous à la polémique née de l'annonce sur Twitter de votre forfait contre l'Écosse ?

Sébastien CHABAL. - Je suis vraiment surpris. Tout cela est parti de rien du tout. Les choses avaient été faites dans l'ordre depuis ma blessure. Quand j'ai dit que j'étais forfait sur Twitter, le staff médical de l'équipe de France et celui du Racing-Métro étaient au courant. J'ai vu Marc Lièvremont en personne, j'en ai parlé au téléphone avec Pierre Berbizier (manager du Racing). À partir du moment où les personnes concernées étaient au courant depuis une heure, les choses étaient réglées. Je ne sais pas pourquoi cette histoire a pris de telles proportions…

Comprenez-vous ce qu'il vous est reproché ?

Pour l'instant, personne ne m'a dit ce que l'on me reproche. Je suis en revanche furieux après ces fausses rumeurs sur ma blessure, sur le fait que je me sois entraîné tout seul et que j'ai annoncé moi-même ma blessure. Toute cette polémique est ridicule. Si l'entourage du staff de l'équipe de France avait fait son travail comme il faut, il n'y aurait pas eu d'affaire de blessure ou de Twitter. Je me suis blessé le vendredi, et je n'ai rien dit pendant deux jours. J'ai respecté les règles de confidentialité. J'ai tenté de me soigner sous la direction du staff médical et technique le week-end. Le lundi, j'avais encore mal et on a passé des examens.

Craignez-vous d'éventuelles sanctions ?

Non. Je ne vois pas pourquoi et comment il pourrait y avoir des sanctions.

Il y aura désormais une « jurisprudence Chabal »…

Peut-être. Ce n'est pas mon problème, je n'ai transgressé aucune règle. Je n'ai rien dit avant mon forfait, je n'ai pas livré de diagnostic précis et je n'ai pas évoqué de délai pour ma guérison. Si mon cas fait réfléchir sur la question de la communication, tant mieux.

 Vous souffrez d'une lombalgie. Pensez-vous pouvoir revenir en Bleu d'ici la fin du Tournoi ?

 Il me faut du repos. Ça va déjà beaucoup mieux, c'est moins inflammatoire. Je marche à peu près normalement, j'ai repris la musculation ce mercredi matin, avec un peu de vélo. J'espère pouvoir réattaquer avec mon club la semaine prochaine (le 20 février contre Castres).

Marc Lièvremont a dit mercredi qu'il ne rappellerait pas de joueurs revenant de blessure pour affronter le pays de Galles…

Ma préoccupation, c'est de redevenir compétitif. Et pour l'équipe de France, c'est à Marc de décider.

Vous avez des nouvelles de votre coéquipier Lionel Nallet autres que celles qu'il poste sur Twitter ?

(Rires.) Oui, j'en ai. Même si je regarde son Twitter tous les jours.

En tout cas, on ne vous savait pas aussi féru de nouvelles technologies…

C'est super interactif et proche des gens. Je poste juste mes humeurs du moment. Contre l'Écosse, j'étais à fond devant ma télé et je donnais mes impressions, mes émotions. Je trouvais ça sympa de les partager.

Avec trente messages postés lors du match contre l'Écosse, on dirait que cela vous a plu…

(Rires.) J'ai trouvé ça bien. J'ai aimé le travail des «gros». Après, c'est sûr, les copains auraient pu finir quelques coups. Mais commencer par une victoire à l'extérieur, tout le monde est content.

L'Irlande est d'un autre calibre

Effectivement, ce sera bien plus dur. C'est une équipe solide, qui a beaucoup de temps pour travailler ensemble. Cela va être compliqué, mais je ne suis pas inquiet. Mis à part l'Écosse et l'Italie, les autres équipes sont assez proches. C'est très ouvert, mais cette année nous avons la chance de recevoir trois fois. À nous d'en profiter.

 Vous créez encore le buzz avec une peluche à votre effigie…

Elle est magnifique ! (Rires.) Et la campagne de pub mise en place par mon équipementier m'a fait beaucoup rire. À la base, ils ne pensaient pas commercialiser cet ourson et puis ils se sont vite rendu compte que ça pouvait cartonner…

Par Arnaud Coudry, lefigaro.fr

Commentaires (2)

Mo
  • 1. Mo | 28/05/2011

super!!!

Nina
  • 2. Nina | 28/05/2011

Très interressant!!

Ajouter un commentaire