L'homme et la chasse

Certaines espèces animales ont pu s’adapter aux diverses transformations apportées par l’homme-agriculteur au milieu naturel ; c’est le cas de la perdrix grise par exemple. Pourtant, dans certaines régions de mono-culture ou de grandes cultures, le milieu, débarrassé de tout couvert permanent de végétation, n’est plus capable d’accueillir les animaux. Aussi, pour que ceux-ci puissent s’y maintenir ou y revenir, l’homme a-t-il dû recréer un milieu accueillant. Par exemple par la création de bandes-abris qui sont des bandes de culture, offrant des possibilités d’alimentation avec récupération d’eau de pluie, végétation d’arbustes à baies, parcelles de céréales.
Au moment des moissons, pour éviter de détruire les animaux au sol, on peut installer des « barres d’envol », lourdes chaînes pendant à côté du tracteur et faisant fuir lapins, lièvres et perdrix avant qu’ils soient broyés par les machines. Enfin, on tente de faire disparaître la pratique qui consiste à brûler les chaumes. Pour surveiller, aménager, éviter le braconnage et les excès, l’homme-chasseur a créé le garde-chasse national.
Tous ces aménagements profitent à tous les autres animaux, et concourent au maintien d’une chaîne alimentaire harmonieuse, comprenant les oiseaux insectivores, les rongeurs et leurs prédateurs.
Le rôle du chasseur dans tout cet équilibre est primordial. Puisse-t-il s’en montrer digne et gérer avec raison ces richesses naturelles. 

D’après J.-Cl.Chantelat, Au plaisir des mots, lectures et langage 6e, Classique Hachette

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×