Polémique sur la radioactivité des mines d'uranium au Niger

Au nord du pays, dans le massif de l’Aïr et à quelques kilomètres des célèbres dunes de sable du Ténéré, "deux villes minières se retrouvent au centre d’une polémique sur les dangers de la radioactivité", rapporte l'hebdomadaire Le Républicain de Niamey. Arlit et Akokan sont des villes de 70 000 habitants qui ont surgi dans le désert il y a trente ans, quand des gisements d’uranium ont été découverts. 

La controverse oppose le numéro un mondial du nucléaire civil, le groupe français AREVA, à plusieurs petites ONG locales soutenues par des associations antinucléaires françaises. La Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), qui a mené une enquête, a en effet constaté que l’on pouvait trouver sur place des ferrailles contaminées, récupérées et réutilisées en ville, des résidus miniers entreposés à l’air libre, ainsi que la présence de maladies professionnelles non dépistées. 

"La radioactivité fait peur, c’est pourtant ce qui se mesure le mieux", s’est défendu l’un des responsables d’AREVA, qui a apporté la preuve que l’exposition maximale aux rayonnements radioactifs dans cette région du Sahara était inférieure aux normes européennes. En outre, a-t-il rappelé, "chaque salarié dispose d’un compteur individuel lui permettant d’enregistrer les doses reçues. La norme établie correspond à l'équivalent d'environ une trentaine de radiographies des poumons par an." Sur place, les syndicats ne veulent pas entendre parler de cette polémique ; ils ne souhaitent qu’une chose, précise le journal, c’est de "voir le cours de l’uranium remonter pour que la production et l’emploi suivent" 

Source : http://doc-aea.aide-et-action.org

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