Une forme de délinquance

Support adapté pour dénoncer un fait

 

On ne compte plus les voitures en stationnement qu’on retrouve privées de quelques-uns de leurs accessoires ou leurs  pneus crevés,  leur capote  lacérée ;  les cabines  téléphoniques  où  des fils  pendent, ayant  perdu leur combiné ; les entrées, les couloirs des immeubles où des estafilades zèbrent la peinture des murs…
Pour désigner ces déprédations, dont la liste serait longue, le mot vandalisme est cependant trop fort. Ces actes de destruction représentent une forme gratuite du vol, lequel se répand d’ailleurs en proportion égale dans nos villes.
Ces  déprédations  se multiplient  surtout dans les quartiers périphériques de nos villes où, dans la promiscuité des grands ensembles d’habitations, vivent  de  nombreux  jeunes qui, sans emploi et  sans grand espoir d’en trouver un, se sentent exclus  de la société. Certains d’eux, en  détruisant, chaque nuit, ce qui se trouve à leur portée, signent leur passage. C’est une façon d’exister. Il ne faut pas s’y tromper : cette forme de délinquance est beaucoup plus inquiétante que le vol. Elle est le signe d’une démoralisation profonde. Détruire est  toujours un attentat contre soi-même.

D’après Pierre GASCAR

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