Une pionnière de la lutte contre la discrimination raciale

 

BIOGRAPHIE :
Rosa Parks, de son vrai nom Rosa Louise Mac Cauley, est née le 4 février 1913 en Alabama. Elle est fille de James Mac Cauley, charpentier, et de Leona Mac Cauley, institutrice. Après le divorce de ses parents, elle a été élevée par ses grands-parents, dans une ferme. Son grand-père lui inculque des principes de justice sociale, de dignité et de fierté de ses origines en lui léguant comme viatique la recommandation suivante : « n'accepte jamais les traitements iniques, d'où qu'ils viennent, et ne baisse jamais les bras devant l'injustice ». Les paroles que lui répétait sa mère alors qu'elle était enfant ont également fait leur chemin : « qu'il n y a aucune loi qui nous oblige à souffrir » ou encore « sois fière d'être ce que tu es ! Deviens quelqu'un qui sera respectée des autres et qui les respectera aussi! ». C'est cette éducation empreinte de justice sociale qui a constitué le sous bassement faisant d'elle une icône de la liberté et une pionnière de la lutte contre la discrimination raciale.

Une pionnière de la lutte contre la discrimination raciale.


Le 1er décembre 1955, quand Rosa Parks, femme noire, couturière de 42 ans, refuse de céder sa place à un homme blanc dans un autobus à Montgomery, Etat d'Alabama au sud des Etats-Unis, elle ignorait que son geste aboutira à l'abolition de la ségrégation raciale en 1964. Surnommée « la mère du mouvement des droits civils», la vie de cette pionnière de la lutte pour les droits civils est une vie de lutte contre le poids de quatre siècles d'esclavage. Ce combat semble naturel aujourd'hui mais pour les pionniers comme Rosa Parks, c'était une mise en danger permanente. Un refus pourtant anodin de nos jours, mais c'est bien lui qui a révélé l'ampleur de la révolte du peuple noir, avec l'implication que l'on sait d'un jeune pasteur de 26 ans encore inconnu à cette époque: le révérend Martin Luther King.
Des interrogations voire des réponses diverses ont été données à cet acte. Cependant, malgré les sollicitations, Rosa Parks ne trouvait pas utile de donner le vrai sens de son acte. Il a fallu attendre trente cinq ans, soit 1992, pour qu'elle décide en toute modestie de faire une mise au point sur son acte : « certains disent que j'avais refusé de céder ma place ce jour là, parce que j'étais trop fatiguée, j'avais mal aux pieds et que je ne savais pas pourquoi j'avais refusé de me lever comme on me le demandait. Mais, ce n'est pas exact. Je n'éprouvais pas un sentiment de fatigue physique, ou du moins pas plus qu'à l'accoutumée après le travail, qu'il m'était impossible de bouger les pieds. Or, ce n'est pas aux pieds que j'avais mal ; mais dans mon cœur d'être humain. Ma fatigue était plutôt morale : j'en avais assez de toujours suivre sans protester les ordres des blancs. J'étais surtout fatiguée de devoir capituler. J'avais le sentiment d'avoir le droit d'être traitée comme n'importe quel autre passager. Nous supportions ce traitement depuis trop longtemps ».
Tout bien considéré, aujourd'hui au regard de l'évolution des mentalités Rosa Parks aurait été certainement satisfaite du chemin parcouru, car comme l'a dit le révérend Jesse Jackson « elle s'est assise pour que nous puissions nous tenir debout ». Pour autant, peut-on considérer cette victoire égalitaire de totale ou reste t-il encore beaucoup à faire de par le monde?

Publié le : 29 mars 2009
Rubrique : International
In Africdossier

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