Le massage, il n'est pas né d'hier

Le massage existe depuis que l'homme existe. Il correspond à un instinct naturel qui incite à frictionner un endroit douloureux pour chasser le mal. Ce geste peut être considéré comme une forme primitive de massage. 

Par des découvertes archéologiques, on sait que les peuples préhistoriques se frictionnaient le corps avec des onguents et des herbes, sans doute pour accroître leur bien être et se protéger contre les blessures et les infections. Des textes chinois nous prouvent que le massage thérapeutique était pratiqué en Chine en 3000 avant J.C..

Des écrits hindous datant de 1800 avant J.C. révèlent que le massage était utilisé pour faire perdre du poids, favoriser le sommeil et la relaxation, lutter contre la fatigue. On massait les soldats pendant l'entraînement pour soulager les douleurs et la fatigue musculaire, ainsi qu'avant et après les compétitions.

Le médecin grec Herodikos (Ve siècle avant J.C.) affirmait avoir réussi à prolonger des vies en associant massage, plantes médicinales et huiles essentielles. Un de ses élèves, Hippocrate, préconise, de façon plus préventive que curative, le massage pour «raffermir ou relâcher les articulations»; ses travaux sont repris par Galien, né en 131 av. J.-C. à Pergame. Médecin des gladiateurs et des empereurs, il élabore une théorie explicative de la contraction musculaire et du mouvement: «Celui qui exécute un exercice pour lequel il faut force et vigueur étend et fléchit les bras en maintenant les mains fortement accolées, sans trembler. Mais, si un partenaire tire sur les mains et qu'il résiste à la traction, il fortifie davantage ses muscles et ses tendons.». Hippocrate soutenait aussi que les manoeuvres de massage devaient être effectuées en direction du coeur et non vers les pieds, assertion étonnante pour l'époque car on ne connaissait pas le système de la circulation du sang.

Les romains adoptèrent les conceptions grecques sur le massage et, les poussant plus loin, ils édifièrent des bains publics, ouvert aux pauvres comme aux riches. On s'y détendait en prenant un bain chaud suivi d'une bonne friction avec des huiles parfumées.

Des ouvrages de la renaissance décrivent l'emploi thérapeutique du massage, dont le prestige était peut-être dû au succès dont il jouissait auprès des personnages royaux. En France, un doyen de la faculté de médecine de Paris prônait la thérapie par le mouvement dans l'orthopédie, où il enseignait aux parents des techniques de massage pour corriger les difformités des enfants.

Au Royaume-Uni, John Grosvenor (1742-1823) chirurgien et professeur de médecine démontra l'efficacité du massage dans les raideurs articulaires, la goutte et les rhumatismes.

Du XIXe siècle à nos jours, le nombre de femmes capables de dispenser des massages avait considérablement augmenté. Au début, elles étaient formées par des médecins, mais pour répondre à la demande, des écoles s'ouvrirent et la dérive commerciale conduisit à une baisse du niveau de l'enseignement.

Les bains turcs commencèrent à proposer des shampoings corporels. Ces pratiques entraînèrent un rapide déclin de la réputation dont jouissaient les massages.

C'est la reine Victoria qui relança le massage en 1880. On utilisa le massage associé aux exercices physiques pour soulager ces douleurs rhumatismales. Cette pratique fut un succès et le massage devint respectable.

En Amérique du Nord, George Taylor (1821-1896) et son frère Charles (1826-1899), s'étaient rendus en Europe pour étudier les techniques de massage et ils sont les plus connus des initiateurs du massage.

 

 

par École de Massage Professionnel À fleur de Peau

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