Vertu et vice

Quelle est l'origine de la vertu et du vice selon Aristote ?


Il faut tout d'abord souligner que la vertu est une qualité, la force d'une chose. La vertu de l'homme c'est ce qui lui permet de bien agir, elle relève du caractère de l'homme. Tandis que le vice est un défaut, il pousse l'homme à mal agir.
Pour Aristote, la vertu ou le vice ne sont pas innés chez l'homme, ce n'est pas inscrit chez l'homme dès sa naissance. Cela s'explique par le fait que si la vertu ou le vice étaient inscrits chez l'homme, il y aurait les vertueux et les vicieux mais aucun progrès moral possible. Les vertueux n'auraient aucun mérite à l'être et les vicieux ne seraient pas coupables. L'idée même de morale n'aurait alors aucun sens.
Aristote affirme alors que c'est à chacun de travailler à devenir vertueux. Il explique que c'est par l'habitude, la répétition qu'on acquière la vertu, il faut du temps pour devenir vertueux, il faut pratiquer, c'est comme pour le forgeron : "c'est en forgeant qu'on devient forgeron". C'est au long de notre vie qu'on définit notre caractère vertueux ou vicieux. En pratiquant la vertu cela devient une habitude d'agir comme cela et on finit par ne plus se forcer, c'est à ce moment que l'on devient vertueux. Aristote formule cela en écrivant : "Les dispositions morales proviennent d'actes qui leur sont semblables". D'où un enjeu particulier de l'éducation qui permet de faire acquérir de bonnes habitudes au moment où le caractère est le plus déformable.

Avec la théorie d'Aristote le progrès moral est donc possible puisque l'on peut agir bien ou mal.

Ajouter un commentaire

×